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Gillot, receveur à Nogent-sur-Seine, est nommé receveur à Rambouillet, en remplacement de M. Vallot, décédé. Duraffour, contrôleur des contributions directes à Charolles Saône-etLoireest nommé receveur particulier des finances à Barcelonnette.

Vuaillat, receveur à Jonzac, passe à Baugé. Barîc," percepteur à' Vouvray, est nommé rece- veur à Jonzac. Atger, receveur à Yssingeaux, passe à Arles, en remplacement de M. Gréterin, décédé. Chaumeil, receveur à Florac, passe à Yssingeaux. Lacombe, percepteur à Septeuil, passe à Florac. Ganic, appelé à la recette particulière de la Réole et non installé, est nommé receveur particulier des finances à Castelsarrasin, en remplacement de M.

Molisson, décédé. Salomon, conseiller général de Chalamont Ainest nommé receveur particulier des finances à Nyons. Faisant, mis en disponibilité. Allix, caissier général à la direction générale des caisses d'amortissement et des dépôts et consignations, admis sur sa demande à la retraite est nommé directeur honoraire.

Brun-Prélong, trésorier-payeur général du Var, est nommé chevalier de la Légion d'honneur. Georges Gouzy a été élu délégué des établissements français de l'Océanie. On invoque. On montre les campagnes désertées au profit des villes. L'exemption à tout le moins partielle serait une sorte de prime pour le retour aux champs.

C'est le service militaire obligatoire qui contribue le plus peut-être avec le développement de l'instruction à dépeupler les campagnes. Personne, après avoir respiré l'atmosphère des villes, ne veut plus respirer l'air plus pur, mais trop calme et pas assez vibrant des monts et des plaines. Il faut, pour supporter la campagne, quand on habite la ville, qu'il fasse très chaud, qu'on ait beaucoup d'argent et qu'on puisse transporter hors des murs toutes les petites habitudes urbaines, les mauvaises surtout.

Personne, après avoir manié la règle, le grattoir et la sandaraque dans le bureau de l'adjudant ou du sergent-major, ne "veut plus tâter de la pioche ni de la charrue'. Et tel est, pensons-nous, le raisonnement des conseillers généraux de Maine-etLoire.

Il est spécieux. Spécieux aussi furent les raisonnements d'après lesquels on a fait une loi militaire criblée de cas d'exemptions, un véritable tamis à grosses mailles où presque tout le monde peut passer. On accorda des privilèges, non pas encore aux agriculteurs, mais aux élèves des universités et des grandes écoles.

La culture de la racine grecque fut favorisée en attendant la culture de la betterave et du blé. Il y eut mille et mille façons d'échapper au service militaire.

Et l'on éprouva le besoin d'exempter les lauréats du Conservatoire, sous prétexte que les tragédiens et les ténors apprendront sur les. Depuis le fameux décret qui leur a donné la liberté un bien funeste présent ils pullulent, les uns pour durer, les autres pour disparaître, mais tous plus viables que l'on n'aurait pu supposer.

C'est qu'ils disposent d'un surabondant personnel d'acteurs et de directeurs pour combler les vides causés par l'échec ou la ruine. Comme dans une armée innombrable se ruant à l'assaut d'une forteresse qui garderait la toison d'or, de nouveaux assaillants remplacent sans cesse les morts qui comblent les fossés.

Il est encore plus tentant et plus facile de se faire acteur qu'auteur. Pour écrire une pièce, encore faut-il quelque invention; pour la jouer, il suffit de l'apprendre et, avec quelques dons physiques, acteurs et actrices, surtout les actrices, se flattent d'y réussir brillamment. Ils débutent, sans leçons, dans une société de camarades, un atelier de peintre ou un cercle d'amateurs; elles vont chez Guillemot ou Gravollet désapprendre collidor, ormoire et aigledon, puis elles se produisent dans quelque concert, aux applaudissements d'une salle amie.

Les voilà comédiens et comédiennes.

Leurs premiers succès sont la graine d'une vanité énorme dont les plus cruels mécomptes n'arrêteront plus la floraison. Hommes et femmes, ils trouvent d'abord à jouer peu ou prou, pour rien ou contre de pe tits appointements. On en a tant qu'on veut pour un cachet de cinq francs par soirée, avec des appointements mensuels de cent francs.

Pour s'habiller et manger à leur faim, les hommes font autre chose et les femmes ce que vous savez. Mélancoliques et amers, ils regrettent, réclament et se comparent.

Ils souffrent cruellement et ne renoncent jamais. Alphonse Daudet a retracé la physionomie lamentable et plaisante de l'espèce dans son Delobelle, un type génial et définitif. Sur ce peuple d'auteurs et d'acteurs régnent les directeurs. Pour ceux-ci, à vrai dire, une première mise de fonds est nécessaire. Il faut quelque argent pour s'installer dans un fauteuil directorial.

Mais ce n'est pas indispensable. Des combinaisons ingénieuses quoique élémentaires peuvent y suppléer on emprunte au cafetier du théâtre et au marchand de billets: on. Mais que répondre, si les représentants des ouvriers d'industrie revendiquaient une faveur pareille, sous prétexte qu'il faut faire un effort sérieux pour repousser la concurrence étrangère? Et que répondre si les employés de commerceinvoquant les traitements spéciaux dont ils sont l'objet en d'autres pays soutenaient qu'ils ont droit à l'exemption du service militaire, quand ils vont à l'étranger apprendre les langues, ou quand ils vont dans les colonies françaises?

On le voit. Il est assez facile de justifier toutes les exceptions, sauf pourtant celles des pères nobles, des trials, des ténors légers et des barytons balourds. Il est facile de justifier toutes les exceptions, parce qu'on en a trop fait. Et puis. La solution du problème n'est donc pas dans la mise bout à bout de ces traitements de faveur. Puisqu'on étudie la réduction du service, il faut poser le principe de l'égalité pour tout le monde à l'entrée au régiment.

On verrait, par la suite, d'adoucir le poids des charges militaires au profit des soldats qui se. S'il est un soldat de l'empire qui ait laissé une mémoire discutée, c'est après Bourmont, car à tout seigneur tout honneur! Et cependant, le même homme est respecté, admiré, aimé de toute une population à laquelle il a rendu des services immenses. Lisez, dans le volume où M. Charles Diehl a raconté une série de croisières faites, durant ces dernières années, en Méditerranée, les pages qui concernent la Dalmatie vous y trouverez les témoignages- les plus curieux de la popularité que conserve là-bas celui qui fut le duc de Raguse.

Son nom se retrouve partout. La route qui traverse la Dalmatie du nord au sud s'appelle route Marmont. La citadelle qui domine Knin s'appelle fort Marmont. Il n'est, dit M. Charles Diehl, dans la Dalmatie entière, ville ni village qui n'ait sa rue ou sa place Marmont. Le villageois dalmate a une phrase toute faite pour exprimer ce sentiment.

Et quand il est descendu de cheval les routes étaient faites! D'abord, les travaux publics. Avant l'occupation française, la Dalmatie manquait de routes les soldats français en firent. Ils régularisèrent le cours des rivières, ils réparèrent les fortifications, les ports. La physionomie du pays fut transformée en quelques années.

La justice fut organisée, les lois françaises entrèrent. Les droits féodaux, les privilèges de la noblesse, furent abolis. La tolérance religieuse fut établie, grande nouveauté, pour ces régions, nouveauté aussi grande que les routes bien entretenues, et la juste justice.

Enfin, des institutions de bienfaisance et des écoles furent ouvertes. On fonda sept collèges, un lycée à Zara. On décréta la création d'une université. Le soin des intérêts intellectuels "et moraux de la Dalmatie allait de pair avec celui de ses intérêts matériels. Il ne faut pas un grand effort d'imagination pour se représenter l'effet que ces diverses mesures durent produire sur un pays négligé, sacrifié auparavant par ses maîtres.

Venise voyait dans la Dalmatie une côte avec de nombreux et sûrs points de relâche pour ses flottes, dans les Dalmates des soldats pour ses armées. Elle exploitait la terre et les hommes pour son propre avantage. Au témoignage d'un historien national, peu de contrées étaient aussi misérables que la Dalmatie à la fin du dix-huitième siècle.

Les Français arrivent, et d'un coup de baguette ils changent tout. Ils apportent avec eux les principes de leur droit public et, dans la mesure où l'occupation étrangère le permet, ils rendent le pays à lui-même. Ils l'aident à se développer, à s'enrichir. La reconnaissance des Dalmates cherche à égaler les services rendus. Et, comme il arrive, elle se prend à un homme, à celui qui, pour eux, personnifia la France à l'heure où la France les appelait à la vie économique, à la.

Cela conduit parfois en police correctionnelle, mais les jug'es, étant parisiens, sont doux aux gens de théâtre et, de quelque manière que tourne l'aventure, on a savouré quelques mois ou quelques semaines l'ivresse du pouvoir absolu. Car les despotes d'Orient étaient constitutionnels au prix de nos directeurs de théâtre. Ceux-ci ont tout des sultans, sérail compris. Mettons, cependant, les choses au mieux.

L'aspirant directeur a quelque argent, honorablement gagné dans le commerce des cravates ou sur les champs de courses. Au demeurant il ne sait rien du théâtre.

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Il est incapable de juger une pièce, d'indiquer une intonation, de faire planter un décor. Pourtant s'il faut une vocation pour être auteur ou acteur combien plus pour être directeur. Un décret spécial de. Etonnez-vous, après cela, que tant de directiops soient éphémères et qu'elles laissent leurs titulaires ruinés ou échaudés Etonnez-vous, surtout, de ce qui se joue et de ce qui ne se joue pas. Ce que je dis des auteurs, des acteurs et des directeurs, je pourrais le dire des critiques et du public.

Il est aussi facile, en effet, de faire un juge ou un spectateur de théâtre qu'un auteur, un acteur ou un directeur. Pour apprécier une pièce, ne suffit-il pas de l'avoir vue? Encore cela n'est pas indispensable.

Et, pour la voir, de prendre son billet au bureau? Ceci est encore moins nécessaire, le Parisien étant de plus en plus décidé à ne pas payer sa place et comptant sur les provinciaux ou les étrangers pour acquitter l'impôt de théâtre. Pas n'est besoin, pour être critique, d'avoir pâli sur Aristote et d'avoir pris le ferme propos, en s'instituant juge, de rendre dès jugements équitables.

Il suffit d'aimer le théâtre, et quel est le Français qui ne l'aime pas? Pour être spectateur de théâtre, régulier et gratuit; il n'y a qu'à connaître quelqu'un qui touche au théâtre. Or, si vaste, si varié, si nombreux est le personnel théâtral que l'on est toujours sûr d'aller chaque soir au spectacle sans bourse délier, seul, avec sa bonne amie ou en famille.

On a dit que la moitié de la France faisait incessamment passer des examens à l'autre moitié. On pourrait ajouter qu'une moitié joue la comédie et que l'autre la regarde faire.

Telles sont l'esthétique et la philosophie qui me semblent résulter officiellement des vastes enquêtes, ouvertes par le Figaro, le Matin et la Revue bleue. Les Dalmates pensent qu'en honorant Marmont ils honorent la France elle-même. Se doutent-ils que la France honore très peu Marmont? Nos jugements sur les hommes sont rarement équitables ou, pour mieux dire et pour laisser de côté la question si délicate de la justice, rarement exacts. Cela tient à ce que nous voulons enfermer dans ces jugements toute une vie, tout un caractère.

L'héroïsme de beaucoup de héros n'a duré qu'un instant; la bassesse de beaucoup de coquins succédait, peut-être, à des périodes assez longues où ils avaient fait à peu près figure d'honnêtes gens. Cette règle paraît être d'une application plus nécessaire encore aux choses morales. Il ne faut ni absoudre l'attitude de Marmont aux portes de Paris, sous prétexte qu'il est justement populaire' en Dalmatie, ni amoindrir ou nier le rôle qu'il a joué en Dalmatie, parce que, plus tard, il s'est mal conduit.

En quoi il ressemble fort à la plupart des hommes, lesquels n'ont sur lui que l'avantage d'avoir commis des crimes médiocres et obscurs. C'est le 18 septembre qu'aura lieu en mer la rencontre du tsar avec le président de la République. Saint-Pétersbourg, 24 août. On croit, dans certains cercles, que c'est le 18 septembre qu'aura lieu en mer la rencontre du tsar avec le président de la République.

Mais cette date n'est pas confirmée. Delcassé, ministre des affaires étrangères, Georges Leygues, ministre de l'intérieur par intérim, se sont rendus aujourd'hui à" Compiègne pour se rendre compte des travaux d'aménagement du château.

Les meubles que le garde-meuble fournit pour la décoration des appartements impériaux auront tous un caractère. Une comité d'organisation vient de se former pour ouvrir une souscription publique dans le but d'offrir aux souverains russes un souvenir de leur séjour à Compiègne. Un livre d'or accompagnant le souvenir portera le nom de tous les donateurs. Une usine électrique va être installée, destinée à alimenter 3, lampes électriques réparties dans le château et sur la façade du parc.

Aucun programme n'a encore été adopté en ce qui concerne la réception des souverains. Ce qui paraît certain, c'est que Dunkerque aura, deux fois en quelques jours, la visite de l'empereur et de l'impératrice qui débarqueraient à Dunkerque et se rembarqueraient dans ce port le jour où ils quitteront la France.

Il est probable que, le jour de l'arrivée, les fêtes consisteront en une simple réception sur le Hoche.

Le président de la République gagnera directement le port, le seul but de son arrivée ici étant la réception du tsar et le départ pour la revue navale. Il ne faut donc pas songer pour ce jour à l'inauguration du nouvel hôtel de ville de Dunkerque.

Ce n'est qu'au départ du tsar qu'il pourrait être question de cette inauguration, et des démarches vont être faites pour obtenir que les souverains russes participent à cette cérémonie.

C'est à quoi vont tendre les efforts de MM. Trystram, Guillain, Dumont et Nancey dans leur entrevue, vendredi ou samedi probablement, avec le président de la République. Nancey partira demain matin pour Paris, où il doit conférer avec le ministre de l'intérieur. Le secrétaire général civil de la présidence de la République a adressé hier le télégramme suivant à M. Jean Trystram, président de la chambre de commerce de Dunkerque.

Le président de la République me charge d'avoir l'honneur de vous remercier du télégramme que vous lui avez envoyé au nom de la chambre de commerce. Il est très touché des sentiments qui y sont exprimés et est heureux de pouvoir compter sur le patriotisme de la chambre et du commerce de Dunkerque pour donner aux fêtes qui se préparent un éclat digne à la fois de nos hôtes illustres et de la République française.

A Reims. Les dispositions générales relatives à l'emplacement des tribunes et des chemins d'accès à la voie de raccordement qui reliera les tribunes au che. Quatre auteurs, jusqu'ici, ont donné l'opinion qui leur était demandée sur leur manière d'entendre et de pratiquer leur art. Ce sont MM. En pleine possession de leur talent, ils ont tous dit des choses intéressantes.

Je signale dans leurs confidences une déclaration de M. Paul Hervieu, comme singulièrement clairvoyante. Il n'y a plus, dit en substance M. Hervieu, que deux genres en présence, la comédie et la tragédie, c'est-à-dire la peinture de la vie gaie et de la vie triste. Nettement et bravement, l'auteur de la Course du flambeau condamne comme une erreur désormais stérile la vieille théorie de Diderot surla fusion des deux genres, d'où étaient résultés le drame et le mélodrame.

Il estime que le théâtre revient à l'art classique, qui recherchait avant tout l'unité d'impression. En cela, comme tous les auteurs amenés à faire de la théorie, il se définit lui-même, mais, outre le succès de ses propres pièces, la marche du théâtre contemporain semble bien lui donner raison et aussi la nature des choses. Il est certain, d'abord, que le drame et le mélodrame n'ont jamais appliqué bien exactement leur propre formule, qui est la fusion du comique et du tragique, car ils alternent les scènes tristes et les scènes gaies, au lieu de les mêler, comme cette formule l'exigerait.

Pour la plus grande partie, le drame et le mélodrame n'ont produit que du factice ou du faux, plus ou moins spécieux, quand ce n'apas été du médiccre ou du mauvais, qui restent en dehors de la littérature.

La réforme qui s'opère au théâtre depuis quelques années, et dont M. Hervieu est un des promoteurs les plus énergiques, tend à rétablir la séparation de la tragédie et de la comédie, par cela seul que cette réforme est franchement réaliste. En effet, s'il est vrai de dire que la vie mêle le triste et le gai, il ne l'est pas moins de dire que nous les séparons. Les choses n'existent que par l'impression qu'elles produisent sur nous. Or, toutes les fois que nous sommes en proie à un sentiment violent, qu'il soit triste ou gai, nous n'éprouvons que ce sentiment-là, à l'exclusion de tout autre.

Par cela seul qu'il est fort, il supprime tout ce qui n'est pas luimême. Il nous absorbe; il nous rend aveugles et sourds à tout ce qui contrarierait son action et diminuerait son intensité. De cette loi résulte la vérité de pièces comme les Tenailles, la Loi de l'homme et la Course du.

Le général Poulleau est allé à Bétheny inspecter les travaux que le génie effectue en ce moment sur l'emplacement de la revue pour l'édification dès tribunes. Trois cents sapeurs y travaillent très activement. Neufchâtel pour aboutir aux tribunes, et l'autre partant de la gare de Courcy.

Le 5e génie, de Versailles, commencera lundi une ligne de chemin de fer qui partira de Courcy poul aboutir aux tribunes officielles. C'est le général de division Hartschmidt qui est chargé de veiller à l'organisation de la revue. L'état-major général de que es un regimen pensionario division attend d'un moment à l'autre les instructions définitives du ministre de la guerre.

Le conseil général de la Marne et la municipalité de la ville de Reims avaient été sollicités par mon département en vue de la construction à leurs frais, sur le terrain de la revue de Reims, d'une tribune qui aurait été destinée aux personnalités civiles du département da la Marne et à leurs invités. Je vous prie de remercier en mon nom la municipalité de la ville de Reims de la bonne volonté qu'elle a bien voulu manifester dans cette occasion. Mais, par suite de la présence inattendue de l'empe- reur de Russie à la revue du 19 septembre, il me de vient impossible de céder un aussi vaste emplacement et je me vois obligé, à mon grand regret, d'abandonné!

Ils accueillent avec une grande joie la nouvelle de cet événement, que les Novosti, la Novoïe Vremia et la Rossia, entre autres, considèrent comme une preuve matérielle de l'inébranlable solidité de l'alliance franco-russe, au profit des intérêts communs de ces deux puissances, et comme la meilleure garantie de paix générale.

Cette appréciation reflète exactement la manière de voir et de sentir du public russe, sur lequel 1? En présence de l'expédition militaire qui a quitté les eaux brésiliennes pour la côte colombienne, le casus belli n'est plus douteux.

Le gouvernement de la Colombie a répondu aux actes d'hostilité du président du Venezuela par un décret de mobilisation adressé aux gouverneurs des neufs départements anciens Etats de la république et que nous avons publié hier en Dernière heure. Les insurgés colombiens auraient infligé un échec sérieux aux forces légales dans le département du Cauca et prétendent d'ailleurs être martres de la situation dans tous les départements.

Au Venezuela, les dépêches américaines assurent que le président Castro, environné des conspirateurs et des rebelles, manquent de fonds pour faire la guerre, ne sait où donner de la tête. Le conflit aggrave encore la situation économique, déjà si critique. Il est vrai que la Colombie n'est guère mieux pourvue du nerf de la guerre. Le papier de l'Etat y est tombé à presque rien le commerce n'en veut plus et préfère fermer boutique.

Des deux côtés, les emprunts forcés et les contributions de guerre vont s'imposer, ce qui ne manquera pas d'augmenter la note des,réclamations étrangères que les deux paye ne peuvent déjà pas payer. La canonnière américaine MAchias, arrivée hier à la Jamaïque, sera demain à Colon. Le croiseur allemand Vinela, signalé à la Trinité, sera également à Colon avant la fin du mois.

Ce croiseur vient de Rio-de-Janeiro, où sa présence a été l'occasion d'un échange de télégrammes cordiaux entre Guillaume II et le président du Brésil, fait qui n'est pas indifférent dans les circonstances où se trouve actuellement l'Amérique du Sud.

L'empereur allemand a, de plus, envoyé son portrait au cercle naval de Rio et, à ce propos, les discours les plus chaleureux ont été prononcés. L'insistance que met Guillaume II à ces démonstrations à l'égard du Brésil répond à la campagne faite récemment par la presse des Etats-Unis teri. Si vous les appeliez drames, vous les qualifieriez mal et surtout vous leur feriez tort, car elles sont autre chose et mieux elles n'offrent pas trace de george strait the cowboy rides away live from at&t stadium dvd partie comique, sans laquelle il n'y a pas de drame, et elles ne donnent rien au factice, au truqué, au conventionnel.

Elles se rattachent directement, par delà deux siècles et demi, à la tragédie de Racine, en ce sens que, ici comme là, les caractères engendrent les situations. Pour M. Hervieu, comme pour Racine, étant donnés des personnages animés de certaines passions, ces passions produisent nécessairement certaines catastrophes. Il y a en moins, chez nos contemporains, la condition des personnages, les intérêts politiques et les vers.

Mais tout cela n'est pas essentiel à la tragédie, dont le seul but capital est de peindre les aspects sérieux de la vie. Le rang, la politique et la poésie n'étaient que le cadre préféré d'une société monarchique et aristocratique, qui voulait voir sur la scène, comme toutes les sociétés, des personnages à sa ressemblance.

Ils parlaient en vers à l'imitation du théâtre antique, dont le dix-septième siècle professait le culte exclusif. Aujourd'hui, notre société est républicaine et démocratique. La confusion des intérêts privés et des intérêts politiques est devenue si exceptionnelle que, lorsque nous voulons la représenter au théâtre, nous sommes obligés de la demander au passé et de faire du drame historique.

Ce conflit, nous le traduisons en prose, c'està-dire avec notre manière usuelle de nous exprimer. Nous ne recouronsplus guère à la poé sie que pour le lyrisme, c'est-à-dire l'expression personnelle des sentiments généraux, cette vie intime de l'âme, qui n'est plus la vie commune, cet ébranlement profond de l'être, moral, qui ne s'éprouve que dans la solitude et la réflexion.

Il nous montre ces hommes dans des conditions moyennes, n'éprouvant pas d'aventures extraordinaires et pourtant souffrant jusqu'à la mort des obstacles que la loi et. A Berlin les pangermahistes ne se montrent pas satisfaits de l'envoi du seul croiseur Vineto à Colon.

Ils déclarent que le conflit actuel offre une occasion sxcellente pour l'Allemagne de se poser franchement en adversaire de la -politique d'expansion des Etats-Unis. Le doçtnur Ernst Kapff, de l'école coloniale de Witzenhausen, publie un article anti rides grande surface 2014 ce sens regime seche femme sport la revue Grenzbolen Messager de la frontière.

Il a été reproduit par divers journaux avec des commentaires favorables. Le gouvernement allemand y est invité à se mettre à la tête des puissances européennes'dan'-i là lutte contre l'impérialisme américain.

Ce devoir s'impose à l'Allemagne si elle ne veut renoncer à sa politique mondiale, dont les fins ne sauraient être réalisées sans la possession de grandes colonies pour déverser ses émigrants et ses produits industriels.

La Gazette de l'Atlemagne annonce que le chancelier de l'empire, M. La présence du chancelier, dit la Gazette, répond à un aésir exprimé par le tsar.

D'après le Lokalanzeiger de Berlin il est certain aujourd'hui que Nicolas II et le roi Edouard VII se rencontreront au château de Fredensborg, où toute la famille du roi Christian résidera dans quelques semaines. Cette rencontre suivra le voyage du tsar en France. On se demandait quel effet aurait la proclamation de lord Kitchener sur le nombre des redditions et sur celui des prisonniers boers. A en croire la Westminster Gazette, les résultats prédits seraient bien maigres les redditions ont augmenté de 85 à 95, mais le chiffre des prisonniers, est descendu de à Certes, ces rapports hebdomadaires ne sont pas définitifs ni bien concluants, car, outre les erreurs qui s'y glissent fatalement, on y omet les fuites possibles qui se produisent dans les camps de concentration et les nouvelles recrues dans la colonie du Cap.

Mais enfin, si le gouvernement avait fait de justes prévisions, ces rapports devraient nous montrer une diminution constante des forces boers en campagne. Or, les dernières statistiques officielles établissent qu'il y a encore 15, combattants boers. Après deux assauts successifs, qui avaient échoué, ce fort a été définitivement pris d'assaut jeudi soir. Mais, d'après les experts, il aurait fallu, dans une vraie guerre, sacrifier une division pour se rendre maître du fort.

Cette expérience vient à l'appui de la thèse soutenue par de savants ingénieurs militaires qui prétend qu'aucune forteresse n'est imprenable. Pour compléter l'expérience, le général von der Goltz a mis le siège devant le fort de Piappeville, qui fait face au fort Lorraine, mais fait partie de la première ceinture. Le fort Lorraine fait partie de la seconde ceinture. Si comme cela est probable, le fort de Plàppeville succombe sous l'assaut, il y auraitalors une ouverture, une sorte de brèche faite, qui permettrait à une armée de pénétrer jusqu'au corps de la place de la redoutable forteresse messine.

Il supposait l'envahissement de la Lorraine par une armée française débouchant par Longwy et le Luxembourg belge. Cette armée, ayant pris d'assaut le fort de Plappeville, puis le fort de Lorraine, vient mettre le siège devant Metz, en contournant les forts Maustein et de Saint-Quentin. Plusieurs réunions publiques sont annoncées, entre autres une pour le 26 août, qui aura lieu dans la plus grande salle de Berlin, et où l'avocat Charles Liebknecht, fils du député socialiste défunt, exposera îa série d'illégalités commises, selon lui, au cours du procès Marten.

Des bruits de démission du ministre de la guerre de Krieghammer se sont produits à différentes reprises, et chaque fois l'événement les a démentis.

Mais depuis quelques jours ils se renouvellent dans la presse hongroise avec une insistance qui permet d'y croire. Le baron de Krieghammer est depuis longtemps impopulaire en Hongrie à cause de son attitude dans l'affaire du monument Hentzi. En Autriche aussi, le baron de Krieghammer s'est rendu impopulaire, tout récemment, en interdisant aux officiers la participation à la grande Union des pensionnaires de l'Etat, et en enlevant aux casinos militaires l'élect.

Le baron Fejervary, dont il avait été question aussi pour le ministère de la. Il leur fait parler notre langue à tous, avec ce degré supé- rieur de précision et de force qui est l'art. Paul Hervieu comme l'exemple le plus topique de la réforme théâtrale qui se poursuit sous nos yeux.

Mais chez ses confrères arrivés comme lui à la maîtrise, de même que chez les débutants en route vers le succès, je constate la même poétique. Il n'y a pas trace de comique dans. Anaoureuse de M. Il n'y en a pas davantage dans En paix de M. Bruyerre et dans la Conscience de l 'enfant de M. Puis, M. Hervieu me semble avoir eu le premier ce mérite de formuler la nouvelle poétique avec une franchise et une netteté qui ne laissent rien à désirer. Il ne l'a pas fait seulement de vive voix, dans l'interview de la Revue bleue mais par écrit dans une lettre qu'il adressait récemment à notre confrère M.

Henry Bérenger, critique dramatique de la Revue. A propos de la Course du lambeau, M. Bérenger avait regretté que la pièce fût. Hervieu répondait. Vous me reprochez de ne pas montrer d'angéliques figures dans mes ouvrages.

Et je n'y montre point non plus de monstrueuses physionomies. J'ai poursuivi des types d'humanité moyenne, qui donnassent leurs raisons cellulite treatment fort mcmurray emploi cruire que dans leurs actes ils avaient raison, qui fissent du mal et au bien, suivantdes instincts tempérés par de l'éducation. Voici l'endroit où il m'eût été bien sensible que vous me tendissiez votre main d'artiste et d'amical confrère pour une montée rude.

La réponse est habile, voire spécieuse, mais j'inclinerais plutôt vers le sentiment de l'auteur que vers celui du critique. Hervien, en effet, accordait déjà à M. Bérenger et lui fournissait un argument que son avisé contradicteur n'a eu garde de négliger, en faisant remonter aux premiers temps du théâ- j tfe l'origine du personnage sympathique. Ce personnage n'est pas de date aussi ancienne.

Le baron de Krieghammer serait, dit-on, investi du commandement du corps d'occupation de Bosnie. U a quitté le cap Gris-Nez à quatre heures quinze de l'après-midi, par un temps assez calme. La distance du: cap Gris-Nez à Douvres est d'un peu plus de 16 milles marins. Au bout de deux heures de nage, la mer devint trop houleuse. Holbein continua cependant et vers quatre heures et demie du matin il fallut le tirer de l'eau. Il n'était plus qu'à six milles de la côte anglaise, mais se trouvait dans un état pitoyable.

On nous écrit de Charleroi. Les maîtres de verrerie et les ouvriers continuent, quoique les grèves soient finies, à occuper les instants du conseil des prud'hommes. Les conflits paraissent même avoir plus d'importance si l'on en juge par les dommages et intérêts. Hier, les verreries de la Coupe réclamaient à leurs ouvriers 15, francs de dommages et intérêts sous réserves d'autres dommages.

On me dit qu'ils l'ont repris ce matin. Deux autres affaires occupaient les instants du tribunal. Un étendeur s'étant querellé avec un ouvrier et ayant frappé ce dernier, les ouvriers de la verrerie Mondron avaient déserté le travail jusqu'au moment, disaient-ils, où on aurait renvoyé l'étendeur, qui 9'ést d'ailleurs pas syndiqué.

Le maître de verrerie n'a pas cédé, mais les ouvriers sont rentrés au travail après vingtrsept heures d'absence, du chef de laquelle on leur réclame 4, francs. I Toujours à la verrerie Mondron, on réclame l,fi50 francs de dommages et intérêts à des ouvriers qui ont quitté l'usine le jour de la manifestation de M.

Notre correspondant de Bucarest nous écrit L'agitation russe panorthodoxe, qui, depuis quelque j temps, se fait jour en Roumanie, vient de publier à Bucarest le premier numéro de son organe le Pravoslavni Wostok, qui proclame la nécessité de l'association de tous les états orthodoxes des Balkans, y compris la Grèce et la Roumanie, et promet à chacun l'annexion, avec l'appui de la Russie, de tous les frères de sa race actuellement encore sous le joug d'une domination étrangère.

Ce journal est créé par la Société slavophile d'Odessa [ et par M. Durnovo, rédacteur du Petersburgslcaïa Viedomosti. Suivant le correspondant du Times à New-York, la nomination de M. Birds L. Coler, contrôleur des finances de cette ville, au poste de maire sera fortement appuyée à la conférence des adversaires de Tammany hall, le 9 septembre.

Coler est jeune et dans les affaires, et, bien que fonctionnaire de Tammany, il est considéré comme honnête, courageux et habile. C'est le seul haut fonctionnaire dont il en soit ainsi dans l'administration actuelle. On propose aussi M. Strauss, ancien ministre en Turquie. Le ministre de l'intérieur, M. Yofre, a donné sa démission, apparemment en raison des difficultés provoquées par la grève du chemin de fer du Sud.

Agrégation des lettres. Agrégation de philosophie. Agrégation d'histoire et de géographie. Peu à peu se complète la réorganisation de notre artillerie. Aux batteries montées de campagne on a récemment adjoint un douzième caisson, nécessité par la consommation plus forte de munitions dans le tir rapide. Chaque pièce disposera désormais de trois caissons aux échelons de combat.

Ramenées, depuis La construction d'un canon de cavalerie à tir rapide, employant les mêmes projectiles que celui des batteries montées, s'imposait elle est désormais décidée, à la suite des expériences qui aux manoeuvres de l'Aube, devant le général. André, ont porté sur quatre batteries de 75 millimètres de campagne, attelées et servies pour la circonstance comme batteries à cheval. L'adoption d'un modèle définitif pour la cavalerie r saurait tarder maintenant.

Ajoutons que les batteries de montagne recevront, à leur tour, une transformation analogue. Quoique les meilleurs d'entre nous soient pétris de bien et de mal, une convention assez récente épurait arbitrairement de tout fâcheux alliage le héros chargé de concilier à la pièce la faveur du public.

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C'était un sacrifice au succès. Eh bien, ce procédé d'art inférieur ne remonte guère plus haut que Scribe. Avant lui, la tragédie et la comédie visaient à cette peinture de l'humanité moyenne dont parle M.

Pour ne pas sortir du théâtre français -car le théâtre ancien ou étranger, y compris celui de Shakespeare, lui ferait la part trop belle -où est le personnage sympathique dans Corneille, dans Racine et surtout dans Regime ovomaltine wiki Ceux de leurs personnages pour lesquels ils nous demandent notre sympathie ne font aucun sacriflceàcegoût du convenu, du convenable et du comme il faut, à cette sensiblerie, à ce goût de vaudeville, de mélo ou de romance, qui a si fort gâté depuis cent ans notre théâtre et notre roman.

Ces maîtres de notre théâtre, jugeaient vrai, chacun selon sa nature, les uns, les tragiques, prenant leurs modèles au plus haut, comme conditions ou caractères, les autres, les comiques, les prenant dans le moyen et le commun, augmentation mammaire naturelle oud-turnhout tous s'efforçant de faire rire, sans autre but que de communiquer au spectateur la joie ou la tristesse que leur offrait le spectacle de la vie.

Ce n'est pas sans motif que je rappelle une expression caractéristique de Marivaux. Le terme de comparaison que la tragédie de Racine vient de me fournir avec le théâtre sérieux de maintenant, la comédie de Marivaux me l'offre pour notre théâtre gai. Marivaux a fait en son temps ce que nos jeunes auteurs comiques s'efforcent de faire aujourd'hui.

Il a réclamé le droit de donner moins à la convention et davantage à la vérité, de faire simple comme là vie, où la complication est exceptionnelle, de ne pas sacritler l'observation à l'intrigue, de peindre d'après nature.

Par la pratique doucement obstinée de ce droit, il a opéré à son profit, malgré la grande tradition de Molière, dont la comédie était toujours restée un peu italienne par l'imbroglio, une révolution semblable à celle de, Racine, opposant une simplicité grecque, ou, tout simplement, française, à la complication espagnole de Corneille. Lui aussi faisait sortir les situations des caractères. A ce point de vue, ce n'est pas le Jeu de l'amour et du hasard qui est sa pièce typique, car il travaillait ici d'après les modèles.

Atteint par la limite d'âge, le général de brigade Sousseher, adjoint au commandant supérieur de la défense des places du groupe de Lille, est placé dans le cadre de réserve. A l'occasion de l'embarq uement des troupes à Brest, une réception de tous les officiers présents dans la garnison aura lieu. Ce n'est qu'à trois heures du soir que les hommes prendront place à bord des deux paquebots, l'Atlantique et le Médoc, attendus dimanche ou lundi à Brest ces navires mouilleront en rade, y passeront la nuit et ne partiront que mercredi à la première heure.

Ces troupes quitteront Brest mardi matin à quatre heures et arriveront à Rochefort le lendemain à une heure du matin. Tms en meh. En quittant le golfe Jouan pour Toulon, où elle vient de mouiller, l'escadre de la Méditerranée a effectué le tir à obus à balles, qui n'avait pu avoir lieu à son départ à cause du temps. Chaque navire a tiré un coup de chacune de ses pièces de Au bout de dix minutes, le torpilleur était coulé.

Nous causons en allant à pied. La conversation d'un Allemand est toujours substantielle, a dit Taine; celle de M. Ilaime beaucoup son pays, parait même assez chauvin, mais sans jingoisme. Avec lui on peut aborder tous les sujets, même ceux délicats de Français à Allemand. Vous l'exécrez toujours, notre Bismarck? Oui; la haine que nous eûmes naguère contre votre nation, nous la reportons sur cet homme, qui d'ailleurs ne nous semble pas vraiment grand.

Parce qu'il a fait verser beaucoup de sang?. Mais d'abord tous les grands événements de l'histoire ont été sanglants. Et puis Bismarck, après Sedan, voulait la paix il était opposé à l'annexion de cette partie de la Lorraine que vous avez perdue. Ce sont les généraux qui lui ont forcé la main. En somme, ce n'est pas lui qui a fait l'unité allemande. Elle était préparée par Frédéric II et par Goethe.

Lui est arrivé pour faire la récolte, besogne dont il s'est acquitté avec un manque de scrupules. Allez donc, à quelques lieues d'ici, visiter l'endroit où il fit arrêter, pour l'assassiner, le dernier des Condé. Il vous fit la. Vous a-t-il pris en traître? Non enà Biarritz, il prévenait votre Napoléon III, ce cerveau chimérique qui qualifiait lui-même de ridicules les projets de Bismarck.

Dix ans après la guerre dequand il vous a vu chercher à conquérir un empire colonial, ne vous y a-t-il pas aidés? Ce qui m'étonne, c'est que si popularité, chez vous, soit si énorme, alors que ses collaborateurs, tels que de Molkte, restent dans l'ombre. De Molkte, un Danois, était de caractère glacial avec cela aristocrate, lettré un singulier soldat, au surplus, que ce général qui passa la moitié de sa carrière militaire à faire du tourisme à l'étranger. Comment voulez-vous que le populaire l'aimât?

Il fallut le flair étonnant de Guillaume, ce grand découvreur d'hommes, pour arriver à le deviner. Tenez, je vais vous conter une histoire qui vous montrera quelle finesse enjouée il savait déployer à l'occasion. Pardon, cher monsieur, mais laissez-moi admirer une dernière fois la -vallée que nous allons quitter. Nous sommes réalistes, nous autres Allemands, plus réalistes que vous aussi admirons-nous très fort sa Madame Bovary. Je m'y ennuie mortellement, car je ne suis pas l'homme de la nature.

Je donnerais tous les glacie: et toutes les forêts pour le musée du Vatican. C'est là seulement qu'on rêve! Est-ce que vraiment, devant un spectacle comme celui que nous avons sous les yeux, ces molles vapeurs qui flottent, ces pentes de verdure si fraîches, cette lumière tamisée, un Flaubert eût pu ne pas sentir son âme se troubler?

Mais quittons la littérature, les chevaux s'impatientent, il faut redescendre; contez-moi maintenant l'anecdote promise. N'est-ce point la poétique que suivent à cette heure nos jeunes auteurs comiques? Leurs meilleures pièces sont les plus simples de sujets, les moins compliquées de faits, les moins intriguées; en un mot, celles qui ne sont pas faites par le dehors, mais par le dedans, où les personnages créent eux-mêmes leur aventure par le jeu naturel de leurs vices ou de leurs ridicules, où l'extraordinaire a peu ou point de place, où le plaisir théâtral ne résulte pas de ce que l'auteur montre au spectateur la lanterne magique, mais de ce qu'il lui présente un miroir.

Voyez, en effet, Amoureuse de M. Maurice Donnay; le Prince d'Aurec de M. Henri Lavedan, la Veine de M. Alfred Capus. Les trois autres ont à peine un sujet, au sens où l'on prenait ce mot au temps de Scribe, et l'analyse de chacune d'elles tiendrait en deux lignes. Oui, le théâtre contemporain fait un effort méritoire et heureux vers la vérité et la simplicité un effort conscient aussi, comme le prouvent les déclarations récemment publiées de nos auteurs dramatiques.

Ils voient clair dans ce qu'ils se proposent de faire, et ils le disent nettement. Si les interviews de ces derniers temps ont prêté quelque peu à rire ou à sourire, il en résulte du moins une constatation sérieuse. Les noms de deux actrices célèbres du temps passé, Hippolyte Clairon et Armande Béjart, viennent d'être rappelés par deux commémorations de genre différent.

Un buste d'Hippolyte Clairon a été inauguré dans sa ville natale, à Condé-sur-Escaut, par les soins de la ComédieFrançaise. La maison d'été qu'Armande Bôjart habitait à Meudon, classée depuis comme monument historique, va être restaurée par son propriétaire.

L'inauguration du comment maigrir après 60 ans jlm de Mlle Clairon a été célébrée comme il convenait par des discours à la louange du modèle. Jules Claretie, comme administrateur général de la ComédieFrançaise et M. Adrien Bernheim comme dé. De Moltke n'a même pas paru s'apercevoir'de la présence de Bismarck. Allons, il faut trouver quelque chose! Le futur chancelier a atteint son porte-cigare.

Il ne reste plus que deux' havanes, et, encore, si l'un a bonne mine, il n'est bien sûr pas fameux. De Molkte tourne à peine la tête, prend l'étui, examine minutieusement l'un après l'autre les deux cigares, les fait craquer, puis choisit le bon et cacahuete regime seignalet temoignage le douteux. Bismarck a compris. Il me parle de ses bêtes, puis de ses enfants.

Ce brave homme ale parler lent, grave, sentencieux, parait plein de bon sens. A propos d'un couple de paysans que nous croisons, la femme disputant aigrement le mari, il hausse les épaules. Tartarin, le grand bavard, s'ennuierait bien dans la Forêt-Noire. Nous voici arrêtés devant une auberge qui ne nous inspire aucune envie de descendre.

Que fait-on donc là? Mais oui, monsieur, ça les nourrit bien, tandis quel'avoine, ils en perdraient la moitié. Nos enfants demandent à continuer à pied. Ils ont aperçu des framboisiers le long des bois et espèrent en retrouver d'autres. En effet, après un détour, nous rentrons sous futaie, et tandis que des bandes de pies, dans leur habit de satin noir et leur gilet blanc, s'envolent effarées, voici un immense buisson de framboisiers aux fruits bien mûrs.

Alors ce sont des joies, un ravissement. Il a fallu mettre le sabot à la roue, car nous frôlons de près une fragile berrière de bois. Au fond du ravin, un torrent gronde. Bientôt apparaissent de vastes fabriques tissages, filatures, brosseries, etc. Tout cela tout neuf. Mais nous sommes fort loin de toute grande ville. Je savais vos capitalistes allemands très hardis, mais vraiment ceci me dépasse: quelle surveillance peuvent-ils exercer à pareille distance?

Notre race est honnête et nos directeurs d'industrie excellents. Inutile de les surveiller. La réponse ne me satisfait pas; je dirai même qu'elle m'agace. A des banquiers de Bâle, monsieur. D'ailleurs, ajouta-t-il d'un air maussade, ils nous ont tout pris par ici.

Et si le cocher avait d'autres raisons pour en vouloir aux Bàlois! Un paysan est si rarement un patriote. Cocher, dis-je alors, pourquoi vous plaignezvous que vos vallées appartiennent aux Suisses? Un gros bourg rural, très simple, en fond de vallée. De tous côtés, de l'eau vive, des forêts s'étageant en gradins. Une municipalité intelligente a tracé sous bois quantité de sentiers en pente douce avec des bancs à profusion, ce qui rend la promenade fort agréable.

Nous nous y arrêterons une semaine, au grand chagrin de M. Non, ce sont des villes trop mcndaines; elles nous font peur. A Todtnau village de la Mort -tous les noms par ici sont plus funèbres les uns que les autresnous quittons donc notre aimable compagnon, qui va voir le joli lac Titisee.

C'était par une fin de journée. On dirait une pension. Déjà nos enfants fraternisent avec eux. Est-ce que vous êtes seuls ici, mes enfants? Non, monsieur, notre père est plus bas, à lire. Nous, nous nous baignons les pieds. En effet, voici que je trouve assis dans le lit du torrent, sur une grosse pierre, un petit homme trapu, solide, le poil gris.

Il me regarde d'abord peu aimablement, puis se décide à causer et bientôt s'apprivoise tout à fait. Professeur dans un lycée de Paris, possédant une nombreuse et turbulente petite famille, trois garçons et deux filles, il lui faut chaque année chercher. Ils ont montré la célèbre tragédienne tout en beau et ils ont eu raison. A peine si M. Bernheim, faisant effort d'impartialité, a glissé quelques réserves dans le portrait de celle qui fut à la fois une prêtresse du grand art et de la plus libre galanterie, un mélange de Phèdre et de Frétillon, ses deux rôles de début, à la Comédie et à la Ville.

Il est exceptionnel que la pure vérité soit admise à déposer au cours d'une apothéose. Puis Clairon est représentée en buste. D'abord le mauvais pour finir par le bon. Il faut bien reconnaître que le caractère de Clairon était exécrable.

Elle poussait à l'extrême les défauts habituels de sa profession et elle en avait au suprême degré qui lui appartenaient en propre. Vaniteuse et égoïste, elle ne pouvait souffrir le succès d'autrui; elle incarnait l'esprit d'intrigue et de querelle.

Insupportable à ses camarades par son despotisme, elle abusait cruellement de ce qu'elle faisait recette à la cour et auprès des gentilshommes de la Chambre, elle usait de tous les moyens pour se servir elle-même et desservir autrui.

Elle dut quitter la Comédie après avoir engagé de laplus hautaine et de la plus maladroite manière une affaire de dignité professionnelle, qu'un peu de tact et de souplesse eussent menée a bien; je veux parler de la réhabilitation religieuse et sociale des comédiens, où elle avait pour elle l'opinion, le roi, les ministres, l'archevêque de Paris, et qu'elle fit manquer.

Son talent était monotone et tendu; elle se faisait honneur d'une réforme de la diction tragique dans le sens du naturel, et cette réforme avait été réalisée avant elle par Adrienne Lecouvreur.

Ses mémoires, grandiloquents et menteurs, sont un monument d'orgueil et d'effronterie. Voilà pour le mauvais. Voici pour le bon Elle avait une intelligence et une volonté, une faculté d'observation et de formation grâce auxquelles, sans instruction ni éducation premières, par la lecture, le -travail et l'étude du monde, elle s'était donné une science qui féconda singulièrement ses dons un charme de.

Cette fois, las de la mer, las des petits trous pas cher, où la nuit on ne peut pas dormir tant les cloisons sont minces, où la campagne est aride et poudreuse, où l'on ne boit que de l'eau suspecte, il a voulu tâter de la Forêt-Noire. Il en est très content; mais sa femme gémit. Elle n'a jamais entendu parler de- ce pays de sauvages. Et elle voit déjà ses bonnes amies de Paris lui faire des bouches dédaigneuses quand, à la rentrée, on comparera les villégiatures respectives.

Persuadez-en ma femme, et vous me rendrez un fier service. En attendant, je vous déclaré que jamais je n'ai joui nulle part d'une quiétude d'esprit pareille. Mes enfants, presque toujours je les laisse vaguer seuls. Ils ont déjà escaladé toutes les hauteurs. Ils boivent à leur soif d'une eau excellente, mangent tant qu'ils veulent, car les aubergistes allemands servent toujours des portions monstres. Ce qui les ravit surtout, ce sont les petits déjeuners du matin, où l'on a des jattes de café, des baquets de lait, un beurre exquis, du miel, des compotes et d'excellents pains mollets, le tout à discrétion.

La bière est pour rien, les chemins de fer très bon marché, et de plus, jusqu'à cinq ans, les enfants ne payent pas; au-dessus, jusqu'à onze, ils ne payent que demi-place. Bref, nous vivons ici à très bon compte. Vous laissez vos enfants, dites-vous? Il n'y a pas de chiens enragés en Allemagne, et en Forêt-Noire, le chemineau, même le mendiant, est inconnu. Bientôt des cris, des rires nous apprennent que la joyeuse bande approche. Et cellulite wrap recipes diet voici qui débouche parmi les.

Qu'il fait bon vivre ici! A l'auberge, en dînant, petit dialogue entendu entre une vieille Anglaise très raide, très fière, qui d'ailleurs a dû être jolie, et son voisin, un étudiant de Fribourg. On parle français. Vo savez, mossieu, le guerre était finie. Croyez-vous, madame? Je croyais! Les brigands ils seront fousillés maintenant.